"Fondation" d'Isaac Asimov (Folio SF, première publication en 1957)

Publié le par satierix

Fondation-Asimov.jpgParlons aujourd'hui du commencement d'une oeuvre qui est reconnue comme l'une des références de la science-fiction. Fondation est le premier livre du Cycle de Fondation, écrit par Isaac Asimov (1920-1992), auteur américain d'origine russe, un auteur des plus influents du genre.

 

L'écrivain écrira ensuite quatre volumes suivant ce premier ouvrage (Fondation et Empire, Seconde Fondation, Fondation foudroyée, Terre et Fondation) ainsi que deux autres volumes qui chronologiquement sont antérieurs à Fondation (Prélude à Fondation, L'Aube de Fondation).

 

Au début de ce premier tome, nous nous retrouvons au treizième millénaire sur Trantor. C'est le centre politique et commercial de l'univers, et à sa surface on ne peut voir que des étendues de métal énorme. La planète est recouverte sur toute sa surface d'une unique ville et ses habitants vivent tous abrités sous de gigantesques structures de métal. Ce monde paraît prospère et Trantor règne sur les milliers de planètes de la galaxie.

 

Seulement, un homme va remettre en cause cette sérénité et annoncer le déclin de Trantor : il s'appelle Hari Seldon. Ce dernier est psychohistorien. Cette science inventée par l'auteur permet, par des calculs mathématiques de prévoir ce qui va se passer dans l'avenir en tenant en compte de variables sociologiques, économiques, politiques ou naturelles. Elle ne fonctionne qu'à l'échelle d'une grande population, et pas pour des individus isolés. Nous découvrons ce contexte à travers les yeux de Gall Dornick, un petit "provincial" (d'une planète éloignée), qui est engagé comme mathématicien par Seldon pour un projet assez ambitieux. Celui-ci veut investir une nouvelle planète (Terminus)  pour reconstruire les bases d'une société viable, laissant Trantor imploser de son côté. En effet, le gouvernement de Trantor ayant peur de révélations gênantes pour la gestion de son Empire a proposé à Seldon de s'exiler en lui laissant carte blanche pour son projet.

 

Comment réussir à le mener à bien ? Regrouper toutes les connaissances de l'empire galactique pour pouvoir analyser et éviter les erreurs qui ont conduit à la déchéance de Trantor et créer par ce travail l'Encyclopedia Galactica.

 

Le livre est constituée de cinq nouvelles assez espacées dans le temps et n'ont pour seul point commun que l'influence prédominante d'Hari Seldon, considéré au départ comme un messie puisque c'est lui qui est l'élément déclencheur du récit. L'évolution est très intéressante, car au fil des avancées technologiques et économiques, des connaissances regroupées et de l'expérience de cette nouvelle société, ce sont différentes castes qui vont tour à tour diriger Terminus. Et les nouvelles portent le nom de ces castes : chronologiquement les Psychohistoriens, les Encyclopédistes, les Maires, les Marchands puis les Princes-Marchands. Pour chaque époque, on suit un personnage dominant.

 

Bien plus qu'un simple récit, Asimov nous sert une analyse sociétale. On voit comment en partant d'une société complètement isolée, autosuffisante et sans technologies de pointe, on est obligé de développer des technologies et s'ouvrir au commerce par exemple, ce qui implique aussi des changements de systèmes politiques. Subir les guerres aussi, même si la violence envers les autres peuples est à la base prohibée dans cette nouvelle société.

Comme le dit Salvor Hardin, dirigeant de la Fondation : "La violence est le dernier refuge de l'incompétence.

 

Dans ce livre, on trouve peu de descriptions physiques ou psychologiques de personnages. C'est sutour à l'échelle de la population que l'auteur raisonne.

 

Inutile de citer de longs passages extraits de ce livre, le style littéraire est assez direct et n'a rien d'extraordinaire. Ce n'est pas tant pas la forme que par le fond que ce livre est épatant.

Juste quelques citations éparses et intéressantes que l'on peut retrouver sur quelques sites web.

Voici un petit florilège d'adages pour conclure :

"Il est parfois utile de dire carrément ce qu'on pense, surtour si on a la réputation d'être retors".

"La flatterie est une arme précieuse quand on a affaire à des jeunes, surtout quand cela ne vous engage à rien".

"Il n'y a aucun mérite à maintenir la discipline dans des circonstances idéales."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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